jeudi 19 mars 2009










GUY DE MAUPASSANT


Biographie :

Guy de Maupassant, fils de Laure de Poittevin et de Gustave Maupassant naît un 5 août 1850 au château de Miromesnil de Tourville-sur-Arques. D'origine Lorraine, sa famille est fixée en Normandie.
(château de Miromesnil)

En 1856, son frère Hervé vient au monde. Sa mère se retire à Etretat, en 1860, avec ses deux fils.
( falaises d'Etretat )


En 1861-1862 l'abbé Aubourg se charge alors de l'apprentissage des mathématiques, du grec, du latin et du catéchisme. Maupassant entre au séminaire d'Yvetot en 1863. Trois ans après, il devient un élève indiscipliné et sera rendu à sa mère. L'élève de terminale passe tous ses dimanches à Croisset en compagnie de Flaubert, qui le guide dans ses premiers écrits poétiques et qui sans cesse lui rappelle : regarder, observer, disséquer du regard avant d'écrire.
(Flaubert )

Guy de Maupassant est alors initié à l'école réaliste. Après l'obtention de son baccalauréat en juillet 1869, il s'inscrit à la faculté de droit de Paris. Mais en 1870 c'est la déclaration de guerre avec la Prusse. Maupassant s'engage comme garde mobile et assiste à la débâcle dont il évoquera les scènes dans plusieurs nouvelles.
Le 1er février 1873 il entre au ministère de la Marine. Maupassant ne supporte ni les contraintes ni ses collègues. En 1875, il publie sous le pseudonyme de Joseph Prunier, son premier conte : Une Main écorché. Maupassant fréquente les grands de la production littéraire du moment : Tourgueniev, Zola, Flaubert, Edmond de Goncourt, Mallarmé et bien d'autres. Sur les recommandations de Flaubert, il réussit à intégrer le ministère de l'instruction publique. En 1877, l'écrivain souffre de « la grande vérole, celle dont est mort François Ier ».
1880 est l'année de la consécration de Maupassant. Il publie Boule de suif, sa première nouvelle.
La mort brutale de Flaubert, cette même année, le touche profondément. Il ne se console pas de cette disparition. Maupassant se remet au travail en 1881. Le vif succès remporté par La Maison Tellier l'encourage. Désormais Maupassant peut vivre de la littérature. En 1883, Une Vie, son premier roman voit enfin le jour après six années de gestation. En 1884, Les Contes de la Bécasse sont un chef-d'oeuvre de plus. Le 7 juin 1885 Maupassant sort Bel Ami. qui ressemble beaucoup à son auteur. Une année très faste puisqu'il ne publiera pas moins de trente contes .
En 1887, vient Mont-Oriol. Le Horla fait découvrir au public un univers fantastique. Maupassant fait l'analyse de la progression de la folie chez un personnage qui finira par être dépossédé de sa propre personnalité. Les périodes d'écriture alternent avec des voyages en Afrique du Nord. En mai 1889, Maupassant publie Fort Comme La Mort. La peur de vieillir et de mourir occupe de plus en plus ses pensées. Il quitte la France pour un voyage en Italie afin d'oublier l'image de la folie qui le poursuit. En 1891, il fait une cure à Divonne-les-Bains. Son état physique est tel qu'il avoue à son médecin : "Il y a des jours où j'ai rudement envie de me foutre une balle dans la tête. Je ne peux pas lire, toute lettre que j'écris me donne un mal... Dieu que j'en ai assez de la vie." Un an après, à Nice, il tente de se suicider, en vain... Il sombre peu à peu dans l'anéantissement. Depuis plus d'un an il travaille sur un nouveau roman: L'Angelus. Cette oeuvre restera inachevée. Ses malaises sont de plus en plus fréquents et il quitte de moins en moins la chambre. Les médecins décident de l'interner le 7 janvier 1892. C'est à la clinique qu'il mourra le 6 juillet 1893, âgé de 43 ans, après de longs mois de délires et d'isolement.

Registres et Procédés Litteraires :

Le registre réaliste et le plus présent dans les oeuvres de Maupassant. L'auteur sélectionne avec minutie les détails de la vie quotidienne, le comportement des personnages et les dialogues pittoresques et trivial. Le registre fantastique marque également des oeuvres importantes telles que Le Horal, La chevelure , La tombe ...Il porte un regard pessimiste et angoissé sur la vie et les hommes. Une vision noire des rapports sociaux et personnels. Le registre comique n'est pas absent, bien qu'ironique .
Maupassant équilibre avec facilité péripeties, descriptions réalistes et dialogues. Son art est marqué par l'utilisation de phrases courtes et très ponctuées. Le dialogue quant à lui est dynamique parfois même pittoresqu en transcrivant les paroles de personnages populaires. Par exemple, dans l'ivrogne, Pierre et jean, Le vieux ... Les romans sont majoritairement à la 3 ème personne du singulier avec un point de vue omniscient . Ainsi , la richesse des thèmes abordés, la vision personnelle du monde qui s'en dégage et la maitrise de l'art de lécriture placent Guy De Maupassant au premier rang des écrivains de 19ème siècle. Il demeure le plus marquant des auteurs de nouvelles de la littérature française .

Mélina Brousse

dimanche 15 mars 2009

Honoré de balzac
Biographie:
Écrivain français né à Tours en 1799, décédé à Paris en 1850, Balzac (qui ajoutera une particule à son nom en 1836) est issu de la petite bourgeoisie provinciale. Sa mère l'envoie à l'âge de huit ans chez les oratoriens de Vendôme, où il reste pensionnaire pendant six ans et semble préférer la lecture à des études qu'il achèvera cependant à Paris (1814-1816). Destiné à une carrière juridique mais passionné par la lecture de romans, il arrive à convaincre sa famille de le laisser s'essayer à l'écriture. Après avoir lu la première tragédie en vers de Balzac, Cromwell amènera un critique ami de la famille à déconseiller la carrière littéraire au jeune homme.
Ne se décourageant pas, il continue à écrire diverses oeuvres sous divers pseudonymes. Ces dernières ne lui rapporteront pas grand chose au niveau pécuniaire, mais vont contribuer à sa formation littéraire. En 1825, il achète une imprimerie mais fait rapidement faillite et, couvert de dettes, se tourne de nouveau vers le roman. Des ses premiers succès, il est introduit dans les salons aristocratiques et littéraires notamment dans celui de Mme Récamier. C'est le début d'une vie riche en épisodes amoureux, où voyages et dépenses fastueuses riment avec les créanciers. Il est obligé de travailler comme un forcené et d'entreprendre des aventures financières ruineuses comme, par exemple, la remise en exploitation, en Sardaigne, d'antiques mines d'argent
Doué d'une puissance de travail peu commune, Balzac usera cependant peu à peu sa santé et son énergie et mourra à cinquante et un ans, quelques mois seulement après avoir épousé Mme Hanska, une comtesse polonaise avec qui il entretint pendant seize ans une correspondance admirable (Lettres à Mme Hanska, 1832-1848, publiées en 1968).

Bibliographie:
• La Physiologie du Mariage (1829)
• Les Chouans (1829)
• Scènes de la vie privée (1830)
• Romans et contes philosophiques (1831)
• La Peau de chagrin (1831)
• Le Colonel Chabert (1832)
• Eugénie Grandet (1833)
• La Recherche de l'Absolu (1934)
• Le Père Goriot (1835)
• Le Lys dans la vallée (1836)
• César Birotteau (1837)
• Illusions perdues (1843)
• Une ténébreuse affaire (1843)
• La cousine Bette (1847)
• Le cousin Pons (1847)
• Splendeurs et misères des courtisanes (1837-1848)

Quelques extraits:

«Quand les passions arrivent à une catastrophe, elles nous soumettent à une puissance d'enivrement bien supérieure aux mesquines irritations du vin ou de l'opium. La lucidité que contractent alors les idées, la délicatesse des sens trop exaltés, produisent les effets les plus étranges et les plus inattendus. En se trouvant sous la tyrannie d'une même pensée, certaines personnes aperçoivent clairement les objets les moins perceptibles, »



le lys dans la valée :


«Quoique les paroles du comte m’eussent fait rougir pour lui comme pour Henriette, elles me remuèrent violemment le cœur, car elles répondaient aux sentiments de chasteté, de délicatesse qui sont pour ainsi dire l’étoffe des premières amours.

— Elle est vierge à mes dépens, disait le comte.

À ce mot, la comtesse s’écria : — Monsieur !

— Qu’est-ce que c’est, dit-il, que votre monsieur impérieux ? ne suis-je pas le maître ? faut-il enfin vous l’apprendre ?»

Différentes oeuvre: réalisme et naturalisme.


Il existe énormément de textes Réaliste apparus dans cette époque. Nous retiendrons éssentiellement « Madame Bovary » de Flaubert, qui a choqué a l'époque. C'est un des premiers livre ou l'auteur parle de l'adultaire de cette façon, et même a décrire la mort horrible de cette femme. « Les misérables » est également un texte réaliste, ou Victor Hugo s'intéresse a la révolution française. « Bel-amie »(1885) et « Une vie »(1883) de Maupassant, et sans oublier « la parrure », ou l'auteur mes en scene la descente au enfer d'une femme.

Le naturalisme quand a lui c'est fait connaître par Zola, qui a écrit quelques chef d'oeuvres comme « l'assomoir »(1877), ou encore « germinal » écrite dans le courant du dix-huitième siècle. En démontrant les réalité humaine, se grand auteur resta un des maitre en la matiere, On a qu'à penser au roman « Thèrese raquin" (1867) où on retrouve des descriptions assez réalistes.

Guy de mautpassant est l'un des maitres en la matiere, graçe a ces nouvelles (les comptes du jour et de la nuit) où il raconte la (tragique) existence de plusieurs personnages tous décris avec un réalisme saisissant, comme dans « père », ou « Coco », ou encore« le vieu » ou nous voyons l'agonie de se même vieux. Le naturalisme est une période où le réalisme fût sont apparition, se sont un peut deux courant littéraires qui rejette tout les formes d'idée que le romantisme pouvait laisser passer. Mais nous retiendrons tout de même que même si a leurs époques toutes ces oeuvres était vue d'un très mauvais oeil (comme leurs auteurs), aujourd'hui se sont de grand chefs d'oeuvres.

Clément Papaïs ;)


Guy de Maupassant

Guy de Maupassant est né le 5 aout 1850, et mort le 6 juillet 1893.La décennie de 1880 à 1890 est la période la plus féconde de la vie de Maupassant : il publie six romans, plus de 300 nouvelles et quelques récits de voyage. Il fréquente alors la haute société, qu’il dépeindra sans complaisance dans Bel-ami(1885). Atteint de la syphilis, contractée dans sa jeunesse, il connaît des crises d’angoisse et d’hallucination, peut-être à l’origine du Le Horla(1887) et qui le conduisent à attenter à sa vie. Il meurt interné dans un hôpital psychiatrique, un mois avant son 43e anniversaire et après un an et demi d'inconscience presque totale.
Pour Maupassant, le romancier doit tout mettre en œuvre "pour produire l'effet qu'il poursuit c'est-à-dire l'émotion de la simple réalité, et pour dégager l'enseignement artistique qu'il en veut tirer, c'est-à-dire la révélation de ce qu'est véritablement l'homme contemporain devant ses yeux ". Rejetant le roman romantique et sa "vision déformée, surhumaine, poétique" comme le roman symboliste marqué par les excès du psychologisme et de l'écriture artiste, Maupassant adhère à l'idéal d'un " roman objectif " à la recherche du réalisme mais conscient des limites de ce dernier. Pour lui, " le réalisme est une vision personnelle du monde " et pour ce faire le romancier effectue, à partir de sa personnalité, un choix dans le réel. " C'est toujours nous que nous montrons ", affirme-t-il. Maupassant rejette donc également le naturalisme, sa lourde documentation et son ambition démonstratrice d'un réalisme total à la Zola mais il pratique un réalisme sans exclusive morale vis à vis de la réalité sordide. Maupassant recherche la sobriété des faits et gestes plutôt que l'explication psychologique car "la psychologie doit être cachée dans le livre comme elle est cachée en réalité sous les faits dans l'existence ", cette sobriété s'applique aussi aux descriptions, rompant ainsi fortement avec l'écriture balzacienne. Ce goût pour la densité conduira d'ailleurs Maupassant à privilégier l'art de la nouvelle.
L'art de Maupassant est fait d'équilibre entre le récit des péripéties, les descriptions limitées et fonctionnelles, et le jeu entre discours direct / discours indirect / discours indirect libre. Il est aussi marqué par l'utilisation de phrases plutôt courtes avec une ponctuation expressive et de paragraphes eux aussi plutôt courts, voire très courts, qui donnent une mise en page aérée. La langue, quant à elle, est soutenue dans le récit et dynamique dans le discours direct, recherchant même le pittoresque en transcrivant les paroles des personnages populaires.


Citations:

" Le peuple est un troupeau d'imbéciles, tantôt stupidement patient, tantôt férocement révolté. "
[Guy de Maupassant]

"La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le."
[Guy de Maupassant]

samedi 14 mars 2009

Liste des principaux ecrivain realistes et naturaliestes


Maupassant
Maupassant est né le 5 Août 1850. Au château de Miromesnil à Tourville- sur Angues ( en Normandie ) et mort le 6 juillet 1893 à Paris.
Boule de suif ( 1880), sa seule contribution au naturalisme. Il entreprit alors une carrière d'écrivain réalisme partageant sa vie entre l'écriture et voyages. Il a évoqué dans ses contes et ses nouvelles la vie des paysans normands et des petits bourgeois.
Ses oeuvres essentielles sont : Une vie en 1889, Bel ami en 1885, Les Comtes de la Bécasse en 1883









Biographie de Balzac
Honoré de Balzac né à Tours le 20 mai 1799 et mort à Paris le 18 août 1850.
C'est un écrivain français.
Ses opinions politiques sont assez flous, il s'est auparavant déclaré libre et en définitive il fait partie des révoltés.
Ses oeuvres essentielles sont : Illusions perdues ( 1843), le père Bariot (1834-1835), le colonel Chabert (1832) et Eugénie Grondet (1833).
Considéré comme l'un des plus grand écrivains dans le domaine du roman réaliste philosophique et fantastique.






Biographie de Stendhal.
De son vrai nom Henri Beyle. Il est né le 23 janvier 1783 à Grenoble et mort le 23 mars 1842 à Paris, est un écrivain français. Il a participé aux guerres à la Révolution de l'Empire comme officier de dragons et comme intendant militaire. En 1814-1821, il commence à écrire des opuscules sur là peinture et de la musique.
Ses oeuvres essentielles: Le Rouge et le Noir, la chanteuse de Parme


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Biographie de Zola.
Le chef de file du réalisme-naturalisme est Emile Zola.
Emile Zola est né le 2 avril 1840 à Paris et est mort le 29 septembre 1902 également à Paris. C'est un écrivain, journaliste. Ses principales oeuvres sont : La série des Rougons-Macquart : la fortune des Rougon (1871), Nana (1880), Au bonheur des dames (1883) , Germinal (1885)... Il a aussi écrit des oeuvres critiques, romans, nouvelles et poémes.

De la motte saint pierre Gautier

jeudi 12 mars 2009

GUY DE MAUPASSANT.

Sa vie son oeuvre:



Guy de Maupassant, né le 5 août 1850 au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques et mort le 6 juillet 1893 à Paris, est un écrivain français.
Lié à Gustave Flaubert et à Émile Zola, il a marqué la littérature française par ses six romans, dont Une vie en 1883, Bel ami en 1885, Pierre et Jean en 1887-1888, mais surtout par ses nouvelles (plus de 300), parfois intitulées contes, comme Boule de Suif en 1880, les Contes de la bécasse en 1883 ou le Horla en 1887. Ces œuvres retiennent l’attention par leur force réaliste, la présence importante du fantastique et par le pessimisme qui s’en dégage le plus souvent mais aussi par la maîtrise stylistique. La carrière littéraire de Guy de Maupassant se limite à une décennie – de 1880 à 1890 – avant qu’il ne sombre peu à peu dans la folie et ne meure à quarante-trois ans. Reconnu de son vivant, Guy de Maupassant conserve un renom de premier plan, renouvelé encore par les nombreuses adaptations filmées de ses œuvres.
Maupassant a défini ses conceptions de l’art narratif en particulier dans la Préface de Pierre et Jean intitulée Le roman en 1887/1888.

Pour lui, le romancier qui doit tout mettre en œuvre « pour produire l’effet qu’il poursuit c’est-à-dire l’émotion de la simple réalité, et pour dégager l’enseignement artistique qu’il en veut tirer, c’est-à-dire la révélation de ce qu’est véritablement l’homme contemporain devant ses yeux », pour lui en effet « les grands artistes sont ceux qui imposent à l’humanité leurs illusions particulières ».

Rejetant le roman romantique et sa « vision déformée, surhumaine, poétique » comme le roman symboliste marqué par les excès du psychologisme et de l’écriture artiste, Maupassant adhère à l’idéal d’un « roman objectif » à la recherche du réalisme mais conscient des limites de ce dernier. Pour lui, « le réalisme est une vision personnelle du monde qu’il (le romancier) cherche à nous communiquer en la reproduisant dans un livre » et pour ce faire le romancier effectue, à partir de sa personnalité, un choix dans le réel. « C’est toujours nous que nous montrons », déclare-t-il comme il affirme que le roman est une composition artistique, « un groupement adroit de petits faits constants d’où se dégagera le sens définitif de l’œuvre ». Maupassant rejette donc également le naturalisme avec sa lourde documentation et avec son ambition démonstratrice d’un réalisme total à la Zola mais il pratique un réalisme sans exclusive morale vis à vis de la réalité sordide comme lors de la mort de Forestier dans Bel-Ami ou la chienne en gésine au chapitre X dans Une vie.
Maupassant recherche la sobriété des faits et gestes plutôt que l’explication psychologique, car « la psychologie doit être cachée dans le livre comme elle est cachée en réalité sous les faits dans l’existence ». Cette sobriété s’applique aussi aux descriptions, rompant ainsi fortement avec l’écriture balzacienne. Ce goût pour la densité conduit d’ailleurs Maupassant à privilégier l’art de la nouvelle : il en écrit plus de trois cents et seulement cinq romans, en une décennie il est vrai.



Bibliographie, extraits d'oeuvres:



Boule de suif 1880
La ficelle 1883
La parure 1884
Contes du jour et de la nuit 1885
Bel-ami1885
Le horla 1887
Pierre et Jean 1887 1888
La chevelure
Le masque



Quelques titres parmis de nombreux écrits.



Intégralité de la préface de Pierre et Jean:http://www.ac-orleans-tours.fr/lettres/coin_prof/realisme/preface_de_pierre_et_jean.htm

Yohanam Maydieu

mercredi 11 mars 2009


























I/ Le Romantisme
a) L'expression du sentiment


Le Romantisme est le mouvement qui incarne la liberté: "c'est le libéralisme en littérature" (dixit Victor HUGO).
En effet, il se caractérise par la volonté d'exprimer les passions, les tourments du cœur et de l'âme, ainsi que l'évasion par le rêve.
L'envie du voyage, de l'évasion est une façon d'échapper à un présent peu satisfaisant.



Caspar David FRIEDRICH (1774-1840), peintre.



Cet autoportrait représente un voyageur (en réalité Friedrich) vu de dos regardant le paysage, debout sur le sommet d'une montagne.
Il contemple une mer de nuages où percent des pics rocheux avec plus loin une suite de montagnes et une vue sur le ciel allant vers l'au-delà.
La mer de nuages représente la grandeur de la nature à perte de vue, l'éternité de la vie future. On ressent l’envie de voyage du personnage, d’évasion, de rêve, de part l’importance que prend la nature. La prédominance de la couleur bleue symbolise aussi le rêve, le paradis.
Le voyageur semble exclu, abandonné du monde qu'il observe (sentiment propre à l’auteur romantique). La canne que tient Friedrich montre une infériorité. Mais il est à noter que la posture de celui-ci est pour le moins dominante.
On retrouve donc dans ce magnifique tableau l’importance des sentiments : ici, le rêve.



Gustave Flaubert (1821-1880), écrivain.



Dans Madame Bovary de Flaubert, le personnage d'Emma Bovary vit dans le rêve. Elle idéalise une histoire, se sert de la vraie Histoire pour nourrir ses rêves sentimentaux : "ces châtelaines au long corsage [...] à regarder venir du fond la campagne un cavalier à plume blanche qui galope sur un cheval noir".
Elle ne se rend pas compte de la vie réelle et prend ses rêves et ses désirs pour la réalité. Emma Bovary a scandalisé le monde entier par ses attitudes égoïstes, son estime personnelle. Etant insatisfaite de sa vie, elle entre dans un monde imaginaire nourri par ses lectures. Un monde de frustrations et de solitude, né du désir non réalisé et de l’ennui.
Les sentiments d’Emma sont ainsi très bien perçus par le lecteur.





Alfred de Musset (1810-1857), poète.




Dès 1830, Musset s’affirme comme un grand poète romantique. Il privilégie une poésie d’inspiration lyrique.
C’est dans ses propres émotions, profondes et enflammées, qu’il puise les thèmes évoqués dans Nuit d’août. Il prend la forme d’un dialogue entre la Muse et le poète : elle lui reproche de négliger l’inspiration au profit de l’amour.
Dans ce poème, l’expression de l’amour domine.

LA MUSE
Depuis que le soleil, dans l’horizon immense,
A franchi le Cancer sur son axe enflammé,
Le bonheur m’a quittée, et j’attends en silence
L’heure où m’appellera mon ami bien-aimé.
Hélas ! depuis longtemps sa demeure est déserte ;
Des beaux jours d’autrefois rien n’y semble vivant.
Seule, je viens encor, de mon voile couverte,
Poser mon front brûlant sur sa porte entr’ouverte,
Comme une veuve en pleurs au tombeau d’un enfant.
LE POÈTE
Salut à ma fidèle amie !
Salut, ma gloire et mon amour !
La meilleure et la plus chérie
Est celle qu’on trouve au retour.
L’opinion et l’avariceViennent un temps de m’emporter.
Salut, ma mère et ma nourrice !Salut, salut consolatrice !
Ouvre tes bras, je viens chanter […]

Nuit d’Août 1840.



Eugène Delacroix (1798-1863), peintre.


La liberté guidant le peuple (1830)

A travers ce tableau, Delacroix réussi à émettre plusieurs sentiments.
ͼ La partie supérieure de la peinture représente une scène de liberté, de révolte envers le monde présent : les couleurs font références au drapeau national. (L’absence de raison est mise en avant).
ͼ La partie centrale, organisée autour du blessé, fait le lien entre la vie et la mort. (Le sentiment de peur est présent.)
ͼ La partie basse est celle de la mort. (Le morbide, le cauchemar fait apparition).
Impossible de mettre les photos au bon endroit...
Joséphine Viollet

Le réalisme en peinture:

Le réalisme est un mouvement artistique qui fut un trait d’union entre le romantisme et l’impressionnisme,un entre deux entre une vision très particulière de la nature et de l’Homme ( Romantisme), et une façon bien particulière d’aborder sur un tableau des thèmes simples mais vu avec beaucoup d’intérêt ( impressionnisme). Le réalisme vit donc le jour vers les années 1830, les gens apprirent à l’interpréter et à le comprendre jusque dans les années 1870, années ou la ferveur et l’étonnement s’apaisèrent. Le réalisme fut influencé par la révolution de 1848, « grâce » à celle-ci il s’affirma enfin face au Néoclassicisme. Ce qui plu à cette époque c’est cette objectivité dans la peinture, le fait de ne rien cacher et même de montrer les choses les plus banales de la vie et arriver a en faire quelque chose de beau. Les sujets traités représentent le plus souvent la vie quotidienne du petit peuple. Ce mouvement est une réaction contre les excès de Romantisme et du Néoclassicisme.

Trois peintres ont marqué l’Histoire du réalisme :

LA JEUNE FEMME AU PUITS
Corot fut inspiré par Nicolas Poussin et cherchera constamment son inspiration dans la nature, une nature différente du romantisme (=nature consolatrice) Il se moque des états d'âme, c'est une nature qu'ils essaient de reproduire en ce qu'elle est.









L'ORIGINE DU MONDE

Courbet est moins subtil que Corot. On lui reprochait à l'époque de peindre comme un paysan "Courbet peint comme un paysan laboure", disaient les critiques de l'époque. Courbet est l'artiste le plus représentatif du réalisme. Son tableau l'origine du monde est le summum du réalisme. Il a beaucoup choqué et fait parler de lui.


Millet rentre aux Beaux-arts en 1837. Millet peint surtout la vie paysanne pauvre.

LA BERGERE>







CITATIONS:

Le tout c'est d'avoir du génie à vingt ans et du talent à quatre-vingts.
[Camille Corot]

Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales ,l'âme d'un être humain ,même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille du trottoir sont plus intéressants à mes yeux.
[Gustave Courbet]



Le naturalisme en peinture:
LES PREDECESSEURS
Entre 1820 et 1850, la peinture française connaissait de prestigieux mouvements artistiques, avec d'abord la révolution romantique (Géricault, Delacroix), puis la révolution réaliste (Courbet, Millet) et naturaliste des peintres de l'Ecole de Barbizon (Daubigny, Rousseau, Troyon, Corot).
Sous l'influence des paysagistes britanniques Bonington, Constable, le paysage allait devenir un genre à part entière dans la peinture française, dont Corot sera le représentant le plus illustre.
Courbet, Corot et Delacroix, représentent alors l'avant-garde de la peinture française, et vont constituer les modèles dont tous les impressionnistes vont s'inspirer à leurs débuts.
L'IMPRESSIONISME
Mouvement artistique né en France, dans le dernier tiers du XIXe siècle, en réaction contre la peinture académique officielle.Les peintres impressionistes travaillent avec des touches de couleur rapides et vigoureuses, correspondant à l'animation turbulente du petit monde qui s'y pressait, cela marque l'émergence d'un nouveau style artistique dominé par l'impression, inaugurant ce qui est appelé "Impressionnisme". L'impressionnisme désigne cependant une tendance qui a entraîné derrière elle toute une génération d'artistes et ouvert la voie aux révolutions stylistiques du début du XXe siècle.
C'est au titre d'un tableau de Claude Monet, Impression soleil levant (1872, Musée Marmottan, Paris), que l'impressionnisme doit son nom. En mai 1874 se tient dans les ateliers du photographe Nadar, boulevard des Capucines, une exposition de jeunes peintres indépendants, dans lesquels il y a Claude Monet, Paul Cézanne , Pierre-Auguste Renoir et Alfred Sisley. Partageant la même approche picturale, à savoir le rendu du plein air et l'effet que produisent les variations constantes et imperceptibles de la lumière sur les éléments, ils avaient dû se constituer en société anonyme pour faire face à leur exclusion systématique des salons officiels. La manifestation provoque un scandale retentissant et donne tout loisir aux critiques d'art (qui ne voient dans ces toiles que des croûtes semblant « avoir déclaré la guerre à la beauté ») de manifester leurs railleries et leur mépris. C'est ainsi que le journaliste Louis Leroy, tournant en dérision le tableau de Monet, s'exclame dans la revue le Charivari : « Impression... J'en étais sûr... puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans... » Le terme était né, et accepté d'emblée par les artistes eux-mêmes et leur petit cercle d'amateurs (parmi lesquels les critiques d'avant-garde Jules Castagnary, Edmond Duranty, Théodore Duret et le marchand d'art et collectionneur Paul Durand-Ruel). Malgré la persistance des attaques malveillantes et des querelles esthétiques internes au groupe, sept autres expositions sont dès lors organisées sous cette étiquette, dont la dernière a lieu en 1886.

Méthode
Les peintres poussent très loin l'étude du plein air, font de la lumière l'élément essentiel et mouvant de leur peinture, écartant les teintes sombres pour utiliser des couleurs pures. Peintres d'une nature changeante, d'une vie heureuse saisie dans la particularité de l'instant, ils sont indifférents à la recherche, chère aux classiques, d'un bel idéal et d'une essence éternelle des choses.

Quelques oeuvres impressioniste:

"joueurs de cartes" Cézanne



"nymphéas, harmonie verte" Monet

"Jeunes filles au piano" Renoir

dimanche 8 mars 2009

L'identification à la nature.




Le romantisme, innove l'écriture à partir du XVIIIème siècle.Il apporte de nouvelles formes d'écritures, de nouvelles façon de s'exprimer.

Le romantisme ne serait pas ce qu'il est s'il ne contenait pas toutes ces descriptions.En effet, l'une des grandes nouveautés du romantisme est le description du contexte et du décor des scènes (les objets, les batiments, et la nature). C'est surtout cette dernière qui est beaucoup appuyée, c'est pour cela que les auteurs uttilisent l'identification à la nature pour exprimer leurs sentiments. L'auteur annonce la nature comme un art, une beauté rarissime, un trésor.
Comme Dans
"Le lys dans la vallée" de Balzac, l'auteur est en totale simbiose avec la nature. Sa bien aimée, qu'il rencontre à chaque fois qu'il vient dans cette vallée, est comparée à une fleur de lys; elle à l'autre bout de la vallée et lui, assis sous son noyer, la nature semble être sa seule langue d'expression. "Si vous voulez voir la nature belle et vierge comme une fiancée, allez là par un jour de printemps [...] au printemps l'amour y bat des ailes à plein ciel" là, Balzac image clairement sa bien aimée à la nature.
La nature s'exprime donc par le romantisme de façon diverse, cela peut passer de l'identification,à la comparaison, à l'idéalisation,... Cela se rapporte souvent à un amour non avoué de l'auteur, celui ci est souvent totalement mis à nu dans son écriture. La nature est une sorte d'extériorisation des sentiments, l'identification à la nature facilite cette ouverture de soi aux autres...



Charlène MARTIN



Le Réalisme et le Naturalisme


Le Réalisme et le Naturalisme sont deux mouvements littéraires importants dans la littérature française. Ils reflètent tous deux les préoccupations sociales et politiques du XIXème siècle.


1) Le Réalisme


Le mouvement réaliste se développe à partir de 1848, bien avant le mouvement naturaliste. Ce mouvement puise ses thèmes directement dans le monde contemporain, social et historique, et s'intéresse désormais à des groupes sociaux, à des situations qui n'étaient pas jusqu'ici considérées comme artistiques. En effet, il s’intéresse à ce que nos sens perçoivent et décrète que tout événement, objet, être, chose ou action sont dignes d'être des sujets littéraires et qu'ils doivent être rendus de manière véridique. C'est ainsi qu'émergent les ouvriers, les artisans ou encore les prostituées dans le roman. Les thèmes abordés concernent principalement l'influence du milieu sur les individus, la vie urbaine ou provinciale et les misères et ascensions sociales. Les principes de ce mouvement reposent sur la reproduction la plus parfaite possible de la réalité et, cela implique souvent la documentation sur le terrain et le souci du détail. De plus, le romancier applique les méthodes des sciences expérimentales et la philosophie positiviste. C'est en cela que le Réalisme ouvre la voie au Naturalisme qui prolonge encore plus les méthodes scientifiques.


2) Le Naturalisme


Le mouvement naturaliste est né de l'influence de la médecine et des sciences expérimentales, concernant entre autres la psychologie. Le Naturalisme peut être comparé au Réalisme, mais le Naturalisme renforce ou développe certains caractères du Réalisme. L'écrivain naturaliste vérifie expérimentalement dans ses romans le rôle des déterminismes sociaux et biologiques sur l'individu ou le groupe. Le Réalisme documentaire laisse donc sa place à l'expérimentation. Ainsi, le romancier invente une situation, il place le personnage chargé d'une lourde hérédité dans un milieu défini (ouvrier, mondain, etc.). Il se propose ensuite d'observer la situation et d'expliquer le comportement de son personnage avec une objectivité scientifique. Chaque roman (naturaliste) est donc une expérimentation nouvelle. Le Naturalisme étudie l'hérédité et le milieu, le monde du travail, les paysages urbains et les tares physiques et psychiques. De plus, on note une place importante du monde ouvrier dans le Naturalisme, avec le thème du machinisme et la révolution industrielle.


Les différences entre le Réalisme et le Naturalisme résident donc dans le choix de leurs thèmes et des principes qui les composent.



3)Principaux auteurs réaliste et naturaliste :

Romantico-réaliste :
• Stendhal. Le Rouge et le noir (1830) ; La Chartreuse de Parme (1830)
• H. de Balzac. La Comédie humaine (1848)

Réaliste :
• G. Flaubert. Madame Bovary (1857)
• A. Daudet. Le Petit Chose (1868) ; Sapho (1884)
• É. Zola. L’Éducation sentimentale (1869)
• G. de Maupassant. Une Vie (1883) ; Bel Ami (1885) ;
• Les Contes de la Bécasse (1883) ; Les Contes du jour et de la nuit (1885) ;
• etc. (auteur de 300 contes et nouvelles)

Le théâtre réaliste (1850-1900) :


• H. Becque. Les Corbeaux (1837) (comédie de moeurs)
• A. Dumas, fils. La Dame aux camélias (1851) (comédie sérieuse)
• E. Labiche. Un chapeau de paille d’Italie (1851) (vaudeville)
• É. Augier. Le Gendre de monsieur Poirier (1854) (comédie sérieuse)
• G. Feydeau. L’Hôtel du Libre-Échange (1894) ;
· Le Dindon (1896) (vaudeville)
• G. Courteline. Boubouroche (1895) (comédie de moeurs)
• E. Rostand. Cyrano de Bergerac (1897) (comédie néo-romantique)


Naturalisme :


· Goncourt (1822-1896 et 1830-1870), Germinie Lacerteux (1865), les Frères Zemganno (1879).
· Zola (1840-1902), Thérèse Raquin (1867), Madeleine Férat (1868), les Rougon-Macquart. Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le second empire, l'Assommoir (1877), Nana (1880), Germinal (1885), l'Oeuvre (1886), la Terre (1887), l'Argent (1891), la Débâcle (1892), le Docteur Pascal (1893).
· Flaubert, l'Education sentimentale (1869), Bouvard et Pécuchet (1881).
· Daudet (1840-1897), les Rois en exil (1879), Numa Roustestan (1881 , Pierre et Jean (1888).
· Huysmans, les Soeurs Vatard (1879), les Soirées de Médan (1880), ), En Ménage (1881), En Rade.
· Céard, une Belle Journée (1881).
· Maupassant (1850-1893), la Maison Tellier (1881), Pierre et Jean (1888).
· Lemonnier, un Mâle (1881).

Laurie Tissir

Gustave Flaubert


Gustave Flaubert est le deuxième enfant d’Achilla Cléophas Flaubert(1784-1846),chirurgien chef très occupé par l’Hôtel Dieu(hôpital) de Rouen,et de sa femme Anne Justine,née Fleuriot(1793-1872).Il naît le 12 décembre1821.Enfant survivant après une sœur et deux frères morts en très bas âge,délaissé par rapport à son frère aîné brillant élève admiré par la famille qui succédera d’ailleurs à son père comme chirurgien chef de l’Hôtel-Dieu de Rouen,Gustave Flaubert passe une enfance assez peu heureuse,marqué par l’environnement sombre de l’appartement de fonction de son père à l’hôpital de Rouen,mais adoucie par sa complicité avec sa sœur cadette,Caroline née trois ans après lui.

Bel adolescent aux exaltations romantiques et attiré par l’écriture,il effectue une scolarité sas enthousiasme au Collège Royal puis au Lycée de Rouen,à partir de l’année 1832 :il en est renvoyé en décembre 1839 pour indiscipline et passe seul le baccalauréat en 1840.Le premier événement notable dans sa biographie est la rencontre à Trouville-sur-Mer, durant l’été 1836 de Elisa Schlésinger qui marquera toute sa vie :il transposera d’ailleurs cette rencontre dans l’Education sentimentale, en particulier dans la page célèbre de « l’apparition » de Madame Arnoux u regard du jeune Frédéric.

Dispensé de service militaire grâce à un bon numéro,Flaubert entreprend sans conviction,en 1841,des études de Droit à Paris :il mène une vie agitée rencontrant des personnalités du monde littéraires et artistiques comme le sculpteur James Pradier,Victor Hugo ou Maxime Du Camps qui deviendra son grand ami. Il abandonna le droit en janvier 1844 à cause de ses premières crises d’épilepsie : il revient à Rouen avant de s’installer en juin 1844 à Croisset au bord de la Seine, en Haute-Normandie. Il s’essaie alors à l’écriture et rédige quelques nouvelles et une première version de L’Education sentimentale. En 1846 meurent successivement son père puis sa sœur (deux mois après son accouchement Gustave prendra en charge sa nièce Caroline). C’est également le début d’une liaison houleuse de dix ans avec la poétesse Louise Colet avec laquelle il entretiendra une correspondance importante .Gustave Flaubert au physique imposant de plus en plus massif est cependant un jeune homme sportif :il pratique la natation,l’escrime,l’équitation,la chasse…

C’est le 19 septembre 1851 que Flaubert, poussé par ses amis Louis Bouilhet et Maxime du Camp, commence la rédaction de Madame Bovary, à partit d’un fait divers normand. Il achèvera son long roman réaliste et psychologique en mai 1856 au bout d’un travail de 56 mois. En même temps,il fréquente les salons parisiens les plus influents du Second Empire,comme celui de Madame Loynes dont il fut très amoureux ;il rencontre entre autres Georges Sand .A la fin de l’année 1856 Madame Bovary paraît en revue puis,en avril 1857,le roman sort en librairie et fait l’objet d’un procès retentissant pour atteinte au bonnes mœurs :Flaubert est acquitté grâce à ses liens avec la société du second empire l’impératrice,et à l’habileté de son avocat,à la différence de Baudelaire,poursuivi par le même tribunal pour les mêmes raisons pour son recueil Les Fleurs du mal,paru lui, aussi en 1857.C’est l’occasion de la parution de Madame Bovary que date la correspondance de Flaubert avec Marie-Sophie Leroyer de Chantepie,femme de lettres vivant à Angers,et dévouée aux pauvres .Flaubert se partage depuis 1855 entre Croisset et Paris où il fréquente les milieux littéraires et côtoie les frères Goncourt,Sainte-Beuve,Baudelaire,Théophile Gautier et un peu plus tard Tourgueniev et la Princesse Mathilde.

Durant l’hiver 1870-1871, les Prussiens occupant une partie de la France dont la Normandie et Croisset, Flaubert se réfugie chez sa nièce à Rouen avec sa mère ; celle-ci meurt le 6 avril1872.A cette époque, il à des difficultés financières liées à la faillite de son neveu par alliance : il vend ses fermes et quitte par économie son appartement parisien alors que sa santé, touchée par des maladies nerveuses, devient délicate. Il achève et publie toutefois le 1èr avril 1874 la troisième version de La Tentation de saint Antoine, juste après l’échec de sa pièce de théâtre Le Candidat. Sa production littéraire continue avec les Trois contes qui comporte trois nouvelles :Un cœur simple,centré sur la figure de Félicité inspirée par Julie,nourrice puis domestique qui servira Gustave Flaubert et sa famille jusqu'à la mort de ce dernier,-La légende de Saint Julien l’Hospitalier,conte hagiographique des temps médiévaux écrit en cinq mois en 1875,et Hérodias autour de la figure de Saint-Jean-Baptiste, écrit dans l’hiver 1875-1876.La publication du volume en avril 1877 est bien accueillie par la critique.

Ses dernières année sont sombres : ses amis disparaissent et il est assailli par les difficultés financières et par des problèmes de santé. Il meurt subitement le 8 mais 1880,à Canteleu,au hameau de Croisset,foudroyé par une hémorragie célébrale .Son enterrement au cimetière monumental de Rouen se déroule le 11 mai 1880,en présence de nombreux écrivains importants qui le reconnaissent comme leur maître,qu’il s’agisse d’Emile Zola,d’Alphonse Daudet,d’Edmont de Goncourt,de Théodore de Banville ou de Guy de Maupassant,dont il avait encouragé la carrière depuis 1873.

dimanche 1 mars 2009

Relation Maupassant et Flaubert
Gustave FLAUBERT étant né en 1821 et Guy de MAUPASSANT étant né en 1840, seul 19années les séparent.
De ce fait, ces deux personnes étaient relativement liées et beaucoup de « rumeurs » disaient qu'ils étaient soit homosexuels, soit que MAUPASSANT était le père de FLAUBERT.
Par la suite on expliqua qu'en réalité, MAUPASSANT était le « père littéraire » de FLAUBERT.
Mais il fallu beaucoup de temps pour expliquer cela.
Il y a eu de nombreuses correspondances entre les deux hommes; et maintes fois ceux-ci ont du s'expliquer sur leur relation.
Sur toutes leurs correspondances, il y a une marque d'affection
tel que « mon cher », « je vous embrasse en vous serrant les mains », « vous me manquez beaucoup. »
tout deux ce font part de leur sentiments comme par exemple dans cette lettre:



A GUSTAVE FLAUBERT
MINISTÈRE DE LA MARINEET DES COLONIES
Paris, ce 21 août 1878
Je ne vous écrivais point, mon cher Maître, parce que je suis complètement démoli moralement. Depuis trois semaines j'essaye à travailler tous les soirs sans avoir pu écrire une page propre. Rien, rien. Alors je descends peu à peu dans des noirs de tristesse et de découragement dont j'aurai bien du mal à sortir. Mon ministère me détruit peu à peu. Après mes sept heures de travaux administratifs, je ne puis plus me tendre assez pour rejeter toutes les lourdeurs qui m'accablent l'esprit. J'ai même essayé d'écrire quelques chroniques pour Le Gaulois afin de me procurer quelque sous. Je n'ai pas pu. Je ne trouve pas une ligne et j'ai envie de pleurer sur mon papier. Ajoutez à cela que tout va mal autour de moi. Ma mère, qui est retournée à Étretat depuis deux mois environ, ne va nullement mieux. Son cœur surtout la fait beaucoup souffrir, et elle a eu des syncopes fort inquiétantes. Elle est tellement affaiblie qu'elle ne m'écrit même plus, et c'est à peine si, tous les quinze jours, je reçois un mot qu'elle dicte à son jardinier. Elle compte toujours sur la visite de M. et Mme Commanville au commencement d'octobre, et elle espère aussi que vous voudrez bien venir passer quelques jours près d'elle. Cela la distrairait et lui ferait beaucoup de bien. J'attends, pour demander mes quinze jours de congé, que vous m'ayez répondu si vous pourrez, ainsi que Mme Commanville, être libre à cette époque. Notre amie Mme Brainne ne s'amuse guère à Plombières. Elle m'écrit de temps en temps et je lui envoie beaucoup d'histoires qui ne sont pas toujours très convenables, mais qui, du moins, peuvent l'égayer. Suzanne Lagier vient quelquefois me voir à mon ministère ; elle met tout Paris en mouvement pour jouer Gervaise. Elle est bien farce, mais monotone, et sa personnalité de cabotine tient dans son esprit une place démesurée. Comment se fait-il que Zola n'ait point été décoré, après la promesse de M. Bardoux ? La chose a fait du bruit, du reste, car tous les journaux avaient annoncé sa décoration. Je dois bientôt aller passer un dimanche chez lui ; j'ai envie de voir ce qu'il m'en dira. Je suis sûr qu'il est très embêté. Qu'avait-il besoin de cela ? J'ai rencontré Tourgueneff quelques jours avant son départ pour la Russie, et je l'ai trouvé triste et inquiet. Quelques accidents qu'il avait eus au cœur l'avaient décidé à consulter, et le médecin avait constaté une maladie du ventricule gauche. Tout le monde a donc le cœur détérioré. Quant à moi, je suis toujours déplumé. La Faculté croit maintenant qu'il n'y a rien de syphilitique dans mon affaire, mais que j'ai un rhumatisme constitutionnel qui a d'abord attaqué l'estomac et le cœur, puis, en dernier lieu, la peau. On me fait prendre des bains de vapeur en boîte, ce qui, jusqu'ici, ne m'a rien fait. Mais ce traitement, joint aux tisanes amères, sirops et eaux minérales de table, a mangé le peu d'argent que j'avais mis de côté pour mon été. Ça, c'est toujours un résultat. J'espère, pour la confusion des médecins, que je n'en obtiendrai pas d'autre. Je vous embrasse de grand cœur, mon cher Maître, et vous prie de m'écrire quelques mots entre deux phrases de B. et P. Je vous serre encore les mains.
GUY DE MAUPASSANT




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